| Carnet de Zénon
De paradoxes en apophtegmes |
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| Publi le vendredi 16 septembre 2005" Le but de la communauté humaine en sa totalité, si tant est que ce but existe, n'est pas l'amour universel, de tous pour tous, amour quasi chrétien. Le monde rythmé par le temps n'est pas le lieu de la félicité généralisée. L'amitié ou l'amicalité dont nous parlons n'est pas un succédané de cet amour. Plus forte que l'amour, autre que l'amour, elle se sait traversée par la négativité. Elle reste aussi différente de l'éros que de la camaraderie qui fut pendant un certain temps appelée socialiste. Les liens entre l'amitié et l'amour sont et restent fort complexes et se situent sur différents plans. L'amitié serait-elle le terme générique englobant l'amour? Il est si difficile de parler de l'amour, dans toutes ses variétés, d'user du verbe aimer. Pleins de plurivocité et d'équivoque, les mots et les noms de l'amour et du désamour relèvent, par-delà la psychologie, de la psyché et, plus fortement encore du monde. L'amitié n'est pas quelque chose de tiède ni de psychologiquement passionnel. Sujette à l'insatisfaction et portée vers l'action, ouverte à la souffrance et tendant vers un certain surmontement du malheur accepté et transmué, elle n'est pas seulement de l'étoffe dont sont faits les rêves. " Axelos, Kostas, Lettres à un jeune penseur Par zénon • 2005-09-16 07:08:24 Permalien | Ajouter un commentaire • Réflexions, Beaux textes |
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